Le journal satirique « Charlie Hebdo » qui a réitéré sa nouvelle Une avec une caricature du prophète suite à l’attaque meurtrière contre son siège ayant fait 12 morts a été interdit dans plusieurs pays Africains : Egypte, Maroc, Algérie Tunisie et même au Sénégal.

Charlie Hebdo est visiblement boudé par une partie du continent africain, qui n’accepte toujours pas que le journal continue de caricaturer le prophète de l’islam. Après l’attaque terroriste meurtrière contre son siège, faisant 12 morts, l’hebdomadaire satirique est de nouveau paru, mercredi, avec en première page une caricature du prophète, une larme qui coule, et un titre : « Tout est pardonné ».

Une nouvelle caricature qui n’a pas été du goût des autorités de certains pays comme l’Egypte, l’Algérie, la Tunisie, le Maroc et même le Sénégal, qui ont tous interdit la diffusion du journal. Alors même que le Président sénégalais Macky Sall a participé à la marche du dimanche 11 janvier. Un acte que plusieurs responsables religieux du pays de la téranga ont condamné, affirmant que c’est un soutien du blasphème contre le prophète. « Il est interdit de distribuer et de diffuser, par tout moyen, les éditions de ce jour de l’hebdomadaire français Charlie Hebdo et du quotidien français Libération, sur toute l’étendue du territoire national », selon un communiqué du ministère sénégalais de l’Intérieur. Selon le texte, les contrevenants s’exposent aux lois et règlements en vigueur.

« Le blasphème n’a rien à voir avec la liberté d’expression »

Au Maroc, Mustapha Khalfi, le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, a été aussi on ne peut plus clair, annonçant au lendemain du drame, que les journaux étrangers publiant des caricatures en hommage aux victimes seraient interdits sur le sol marocain. « Les journaux étrangers ayant repris la « Une » de Charlie Hebdo, dont Le Monde, Libération et Marianne, ont été interdits de diffusion. Nous considérons que la publication de ces caricatures représente une provocation et une diffamation inacceptables et condamnables. Le blasphème n’a rien à voir avec la liberté d’expression », selon Mustapha Kkhalfi, rapporte le HuffingtonPpost Maroc.

En Tunisie, le ministère de l’Intérieur a appelé « les médias du monde entier à respecter l’éthique journalistique et à éviter de toucher aux religions, aux prescriptions religieuses et au sacré, ce qui pourrait provoquer des réactions émotionnelles ».

En Algérie, le premier quotidien arabophone Echourouk a dénoncé une nouvelle provocation du journal Charlie Hebdo, pointant du doigt une « liberté d’expression à géométrie variable en France ». Même son de cloque pour le journal francophone Le Quotidien d’Oran qui a écrit : « Nous sommes tous Mohamed », « Non aux atteintes au prophète, non au terrorisme », car « aucune caricature ne justifie la violence, le sang, le carnage », soulignant toutefois que les auteurs du massacre ont « produit la plus hideuse et la plus violente des caricatures de la religion musulmane ».

Charlie Hebdo n’a visiblement pas fini de faire polémique en Afrique…
Source :Afrik

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