L’Algérie perd 140.000 milliards en 60 jours !

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Le ministère des Finances a dressé un bilan des plus sombres de la réalité et l’avenir de la situation financière du pays.

Aussi choquants et inquiétant soient-ils les chiffres annoncés samedi par le ministre des Finances concernant le déficit du trésor public, recul brutal de la fiscalité pétrolière et l’épuisement du Fonds de régulation des recettes (FRR) durant les premiers mois de l’année en cours.

Une situation des plus dangereuse celles de notre pays, laquelle est gravement accentuée par un déficit du trésor public en hausse de près de 240% et une fiscalité pétrolière en baisse de près de 21%.

Autrement dit, le pays risque un effondrement des plus violents quasi-certain si la situation actuelle s’inscrit dans la durée!

Force est de souligner que ces chiffres ne sont guère ceux établis par des organismes internationaux, non plus ceux des Douanes ou de l’Office nationale des statistiques, mais ce sont bel et bien ceux d’un département qui n’est autre que le ministère des Finances. Ainsi ce dernier reconnaît clairement à travers l’APS la situation financière dangereuse du pays, en faisant savoir que le trésor public a enregistré durant les deux premiers mois de 2016 un déficit plus haut jamais atteint depuis deux décennies pour s’établir à près de 1.404 milliards de dinars, soit une hausse de près de 240%, contre près de 413 milliards de dinars à la même période de l’an dernier.

Le département de Abderrahmane Benkhalfa qui a vu tentatives de convaincre l’Exécutif de recourir à l’endettement extérieur vouées à l’échec, avant de se rétracter et tabler sur ce qui est convenu d’appeler l’emprunt obligataire comme alternative a annoncé que la fiscalité pétrolière durant les deux premiers mois de l’année en cours est estimée à 321.67 milliards de DA contre plus de 405 mds DA durant la même période de 2015.

Outre ce déficit et le net recul des recettes pétrolières, le premier argentier du pays annonce également un recul des ressources ordinaires du trésor qui sont établies à 391 mds à fin février 2016, contre près de 489 mds DA à fin février 2015.

Par ailleurs, les recettes budgétaires effectivement recouvrées (pétrolière et ordinaires) ont baissé de 20% comparativement à l’année écoulée, tandis que les dépenses budgétaires ont augmenté en passant de 1223 milliards à 2040 milliards de dinars, soit une hausse de 66%, et c’en dépit des recommandations du Premier ministre quant à la rationalisation des dépenses publiques.

Ce déficit oblige le gouvernement, qui manque d’alternatives, de procéder aux prélèvements sur le Fonds de régulation des recettes (FRR) qui sont évalués à 666 mds de DA durant janvier et février 2016, sachant que ceux-ci étaient établis à 2886 mds DA durant l’exercice 2015.

Benkhalfa vise-t-il, à travers ces chiffres, à atténuer l’impact du choc sur les Algériens ou s’agit-il d’un prélude à un autre scénario d’austérité?

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