Les deux Premiers ministres algérien et français, Abdelmalek Sellal et Manuel Valls, ont affirmé que les dirigeants politiques des deux pays ne permettent pas d’entraver les bonnes relations les liant, en martelant que certaines forces veulent nuire à ces relations.

S’agissant du refus de visas au journaliste du quotidien Le Monde, le premier ministre, Abdelmalek Sellal a dit que ce dernier ait « porté atteinte à l’honneur et au prestige de l’une des plus importantes institutions de ce pays… ».

Les deux premiers ministres ont affirmé lors d’une conférence de presse animée conjointement à l’issue des travaux de la 3e session du Comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français (CIHN) l’importance de cette rencontre à laquelle 10 ministres français ont pris part. Les deux hommes ont abordé différents dossiers importants, en l’occurrence le partenariat économique, le dossier sécuritaire dans la région, la question du Sahara occidental ainsi que la polémique suscitée par le refus de visa au journaliste du Monde.

A une question d’un journaliste français sur les motifs de ce refus, Sellal a répondu que « le journal (Le Monde) respecté et respectable, s’est permis de porter atteinte à l’honneur et au prestige de l’une des plus importantes institutions du pays, gratuitement, puisque l’information était fausse et non fondée», avant de souhaiter la bienvenue en Algérie de tous les journalistes français.

« On a porté atteinte à un symbole de ce pays, au Président de ce pays, connu pour avoir été tout jeune un des plus grands combattants pour l’indépendance du pays, connu après l’indépendance pour avoir donné toute sa vie pour son pays », a-t-il ajouté en tenant à rappeler les mérites du chef de l’Etat.

Par ailleurs, le premier ministre a tenu à rappeler à l’assistance la présence de 86 journalistes venus couvrir les travaux de 3e session du CIHN algéro-français, affirmant que « nous sommes parmi les rares pays au monde où la liberté de la presse est constitutionnalisée».

De son côté, Manuel Valls a exprimé ses regrets suite au refus d’octroi de visa au journaliste français, mais il a tenu en même temps manifesté mercredi son respect et son soutien au président Bouteflika lors d’une conversation téléphonique avec son homologue Sellal.

Interrogé par Echorouk sur le soutien de son pays pour l’option marocaine au sujet du conflit sahraoui et l’expulsion des membres du Minurso par Rabat, Valls a souligné que son pays soutenait la solution politique et le respect de la légalité internationale ajoutant la position de la France n’a pas changé et qu’elle prenne ses responsabilités en tant que membre du Conseil de sécurité de l’ONU. En outre, il a salué les efforts de l’Algérie en faveur de la résolution de la crise malienne et celle de la région du Sahel.

Interrogés également sur une préférence de la France envers le Maroc, en termes d’investissements, Valls a dit que « L’Algérie est un grand pays, la France aussi » et que « la France ne compare pas sa relation avec l’Algérie avec un autre pays », ajoutant que plusieurs centaines de millions d’euros sont engagés à travers les accords signés entre les partenaires des deux pays.

Pour sa part, Sellal a expliqué que le gouvernement algérien n’a pas à intervenir dans les relations entre les entreprises, et que le rôle du gouvernement consiste à accompagner et à faciliter le travail des investisseurs. Par : Echoroukonline

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