Société. Le président de l’APSECT Ali Tebib a écrit dans ce sens au Premier ministre. Aéromodélisme.
C’est en rentrant de l’enterrement d’un harki -un de plus- qu’Ali Tebib a décidé d’entamer une nouvelle action auprès des pouvoirs publics. Non plus pour régler les dossiers d’indemnisation touchant la communauté des 500 familles établies dans le Tarn. Cette fois, le président de l’APSECT (Association pour la promotion sociale, éducative et culturelle du Tarn) s’attaque à un Everest autrement abrupt.

Sans mettre ses états de service et sa Légion d’honneur en avant, dans une longue lettre au Premier ministre, il demande la reconnaissance par l’État des torts qu’il a fait subir aux anciens combattants musulmans de l’armée française pendant et après la guerre d’Algérie. Il s’en réfère au propre discours de J. Chirac le 21 juillet à Madagascar, invitant à « assumer son histoire » et évoquant le caractère « inacceptable » des « dérives du système colonial ». Ce qui irrite par-dessus tout A. Tebib, c’est que les harkis ne puissent avant de mourir aller en Algérie sur leur terre natale, celle où sont enterrés leurs morts. « Nos femmes, nos enfants peuvent s’y rendre. Nous, non. Pourtant, la France accueille des anciens combattants du FLN, ce qui d’ailleurs ne me choque pas. Mais que le gouvernement français fasse valoir nos droits de citoyens libres et égaux. Qu’il fasse le nécessaire pour exiger de l’Algérie que nous puissions y entrer ». Il voit dans ces interdits une entorse à la liberté de circulation.

ÉGAUX OU PAS ?

Outre le Premier ministre, une copie a été envoyée aux ministres de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères et au ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, un ancien harki que connaît bien Ali Tebib. « J’espère que ma lettre ne subira pas un classement vertical ou une réponse en langue de bois. On sent bien qu’un certain nombre de responsables politiques jouent la montre et se disent : ils vont mourir les uns après les autres. Le temps réglera la question. Moi, j’attends un peu de courage de cette classe politique, et, au premier rang, du gouvernement. Est-ce que nous sommes des citoyens comme les autres ou pas ? 40 ans après, ce n’est pas prouvé ». A. Tebib attendra et jugera sur pièces.

Déjà, il avait été au bout de son projet en réalisant au printemps un film sur la mémoire orale des harkis. Aujourd’hui, il entame son dernier combat. Contre le temps, contre l’oubli, la raison d’État, la realpolitik… Dur, dur.

Sans mettre ses états de service et sa Légion d’honneur en avant, dans une longue lettre au Premier ministre, il demande la reconnaissance par l’État des torts qu’il a fait subir aux anciens combattants musulmans de l’armée française pendant et après la guerre d’Algérie. Il s’en réfère au propre discours de J. Chirac le 21 juillet à Madagascar, invitant à « assumer son histoire » et évoquant le caractère « inacceptable » des « dérives du système colonial ».

Ce qui irrite par-dessus tout A. Tebib, c’est que les harkis ne puissent avant de mourir aller en Algérie sur leur terre natale, celle où sont enterrés leurs morts. « Nos femmes, nos enfants peuvent s’y rendre. Nous, non. Pourtant, la France accueille des anciens combattants du FLN, ce qui d’ailleurs ne me choque pas. Mais que le gouvernement français fasse valoir nos droits de citoyens libres et égaux. Qu’il fasse le nécessaire pour exiger de l’Algérie que nous puissions y entrer ». Il voit dans ces interdits une entorse à la liberté de circulation.

ÉGAUX OU PAS ?

Outre le Premier ministre, une copie a été envoyée aux ministres de l’Intérieur, de la Défense, des Affaires étrangères et au ministre délégué aux Anciens Combattants, Hamlaoui Mekachera, un ancien harki que connaît bien Ali Tebib. « J’espère que ma lettre ne subira pas un classement vertical ou une réponse en langue de bois. On sent bien qu’un certain nombre de responsables politiques jouent la montre et se disent : ils vont mourir les uns après les autres. Le temps réglera la question. Moi, j’attends un peu de courage de cette classe politique, et, au premier rang, du gouvernement. Est-ce que nous sommes des citoyens comme les autres ou pas ? 40 ans après, ce n’est pas prouvé ». A. Tebib attendra et jugera sur pièces.

Déjà, il avait été au bout de son projet en réalisant au printemps un film sur la mémoire orale des harkis. Aujourd’hui, il entame son dernier combat. Contre le temps, contre l’oubli, la raison d’État, la realpolitik… Dur, dur. Par Ladepeche

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